Plus précisément…

L’approche systémique permet aussi une redéfinition de la situation de crise en termes interactionnels et interpersonnels, et d’analyser les prémisses dysfonctionnelles.

La mise en perspective des aspects théoriques et cliniques permet de passer d’un diagnostic individuel chez une personne à celui d’un dysfonctionnement partagé par l’ensemble du système familial.

Les processus thérapeutiques illustrent la possibilité de changement de la famille au service de l’amélioration symptomatique de leurs membres. Les symptômes ne seraient non pas le reflet d’une pathologie mais un message résultant de l’ensemble des interactions du système : il s’agit de décoder le comportement du client désigné comme « le problème » non comme une perturbation ou une pathologie mais plutôt comme une forme de message, une forme de communication qui serait la résultante d’un ensemble d’interactions du système de la famille, du groupe de vie, de l’institution.

Il y a un lien étroit entre les problèmes psychopathologiques du membre qui consulte et un certain dysfonctionnement familial.

La reconstruction de l’histoire spécifique de chaque famille en suivi peut constituer un facteur de changement puissant.

En complément d’une prise en charge individuelle, la thérapie familiale systémique constitue un levier thérapeutique intéressant et efficace, ainsi qu’une alternative éventuelle ou complémentaire aux traitements médicamenteux.

Le but est de formuler des hypothèses et ce n’est possible que grâce à la clarification de la demande et la mise en perspective avec le contexte: malentendus, homéostasie familiale menacée, rapprochement affectif inquiétant, dépendances, difficultés d’autonomie, … .

Une des questions récurrentes est : qu’est-ce qui maintient le système en équilibre ?

Le but est de tenir compte de la famille et de son histoire pour mieux comprendre le sens du comportement « dysfonctionnel » du membre familial et le rôle des relations intra-familiales, et aider chacun à être sujet de son histoire personnelle et familiale.

Il s’agit de dénouer les liens qui se sont tissés dans ses relations dysfonctionnelles afin que chacun puisse se reconstruire et s’attacher à des liens plus sécurisants.

Les outils que j’utilise sont le génogramme, le génogramme imaginaire, le concept du cycle de vie, le récit de vie, la chaise vide, les objets flottants qui appellent la créativité, les dessins et le blason familial, les sculptures, le jeu de l’oie mais aussi des outils de régulation des émotions, les photos et objets symboliques.

Ces moyens favorisent la clarification de la souffrance vécue par les parents eux-mêmes dans leurs familles d’origine respectives et l’analyse de la transmission et de la répétition transgénérationnelle des traumatismes, des conflits non-réglés, secrets familiaux, … .

Mes premières hypothèses m’amènent à une analyse des frontières dans la dynamique du système. Les théories de Salvador Minuchin se sont avérées être des lignes d’or pour ma pratique.

En évaluant les événements de vie importants agissant sur les interactions entre les membres d’une famille, cela permet de modéliser les grandes étapes de la vie d’une personne au sein de la famille. Le changement d’équilibre relationnel se produit le plus souvent quand quelqu’un entre ou sort du système familial, par exemple à la suite d’une rupture ou d’une interruption dans le déroulement du cycle de vie d’une famille.

J’analyse de la qualité des liens d’attachement, le but étant de « refaire » du lien entre les membres de la famille. Ceci permet de prévenir les répétitions transgénérationnelles, de considérer les appartenances, de reconnaître les compétences,… .

L’analyse transgénérationnelle a pour visée d’approcher la famille dans ses dynamiques transgénérationnelles. Elle peut prendre forme par la technique du génogramme familial ou un outil projectif utile pour se représenter l’histoire familiale, ce qui s’avère être une base clinique de valeur dans le cadre d’entretiens psychothérapeutiques individuels, conjugaux, parentaux ou familiaux.