Instaurer un climat de confiance et permettre la garantie d’un espace sécurisant est essentiel pour que le patient se sente à l’aise face aux soins proposés. Pouvoir se confier demande une alliance thérapeutique qui se doit d’être solide et pour y aboutir, plusieurs niveaux doivent être respectés par le psychothérapeute : la bienveillance, le non-jugement, l’écoute, l’empathie et la considération positive.
Comme un « pont émotionnel », il s’agit d’un élan précieux et indispensable dans toute action de soutien psychothérapeutique pour arriver à la reconnaissance de la situation de souffrance de la personne.
A ce sujet, les mots de Jean-Claude Métraux, pédopsychiatre suisse, reflètent bien cette sphère du lien :
“Reconnaître avant de connaître”
On entend par re-connaissance, la reconnaissance de la souffrance vécue ou de l’indignation endurée. Amorcer et tisser une véritable alliance exige de passer par l’échange équilibré de paroles authentiques.
